Les portes d’une grande partie des pharmacies bordelaises resteront closes aujourd’hui, mardi 30 Septembre. En cause : le projet de réforme des professions réglementées annoncé par le gouvernement. Ce sera donc dans la rue, cet après midi, que l’on retrouvera les blouses blanches prêtent à défendre leur monopole sur les médicaments.

Chaque jour la dette de l’État français pèse sur l’actualité. Elle dépasse aujourd’hui le triste palier des  2000 milliards d’euros. La conclusion est inévitable: c’est notre propre confort qui est mis à mal! Première victime alors, le système de santé privilégié des français, privilégié mais beaucoup trop coûteux.

Les deux principaux points de la réforme propres aux pharmaciens:

  • la vente en libre service d’un certain nombre de médicaments dans la grand distribution
  • de nouveaux actionnaires privés dans les pharmacies

Pharmacie = commerce ? 
Fini les bons conseils du pharmacien, dans n’importe quel magasin il sera possible de se procurer un certain nombre de médicaments. Le professionnalisme de ces hommes et femmes relégué à un simple chef de rayon. Une véritable remise en question pour les étudiants qui se destinent à la profession.

Le témoignage de Pierre Béguerie, Président du conseil de l’ordre des pharmaciens d’aquitaine.

Les pharmaciens souhaitent, par ce mouvement, souligner que la sécurité sanitaire et la structuration d’une profession qui a fait ses preuves ne peuvent être sacrifiés au nom d’un hypothétique et dogmatique gain de pouvoir d’achat non démontré à ce jour. Les projets du gouvernement, non précis à ce jour, qui proposent la vente de certains médicaments dans d’autres circuits de distribution, l’introduction de capitaux financiers dans le capital des officines et des remaniements dans les lois de répartitions de celles-ci risquent de détruire la proximité, et la sécurité sanitaire aux-quelles sont attachés nos concitoyens.

Un service de garde a été mis en place pour permettre aux bordelais de bénéficier des médicaments dont ils ont besoin. Sur la vitrine de vos officines habituelles est affiché le nom et l’adresse de la pharmacie de garde.

Si la réforme a été annoncée comme simple projet, vous l’avez compris elle a déjà suscité beaucoup de réactions. Quel réponse donne alors le gouvernement ?
Marisol Touraine, ministre de la Santé, s’est déclarée défavorable à la vente de médicaments en grandes surfaces. Avant de faire sa valise Arnaud Montebourg ancien Ministre de l’économie a lancé des réformes épineuses. Reste à savoir comment le cadeau de sortie sera géré par le gouvernement.

Le but économique de la réforme est clairement revendiqué. Le déficit de la sécurité sociale met le système de santé français à terre. Doit-on donc privilégier l’économie ou la qualité de la distribution? Dans les deux cas il s’agit de la sécurité sanitaire de nous, patients, qui doit être préférée. Rappelons qu’en France on estime à 150 000 le nombre annuel de patients concernés par une hospitalisation liée à un mauvais usage des médicaments (selon l’IRIPS).

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