Quand vous entendez ‘Lehmanns Brothers’ systématiquement vous faites un raccourci banque américaine, finance, faillite, tout ça… n’est-ce pas? Un raccourci presque légitime… mais en fait nous on veut vous parler d’autres Lehmanns
Brothers
. Ceux d’Angoulême! Une bande de potes, moyenne d’âge 19, plus intéressés par la soul et la funk que les finances. Eux ne connaissent pas la crise, ils sont même en pleine ascension! Rencontre!
Samedi 20 juin 2015. Lehmanns Brothers  vient de donner le tempo du deuxième soir de festival au Free Music à Montendre (17). Ces jeunes issus du lycée Guez de Balzac à Angoulême ont fait ce qu’ils savent et aiment faire. Une musique
funky, cuivrée comme il faut, teintée de hip-hop et sans trembler ils ont fait danser le public. Pour nombreux d’entre nous c’est une des belles découvertes de cette XVe édition du Free Music. Les Lehmanns Brothers en sont à leur tout début mais font déjà parler d’eux. Pour leur musique bien sûr, et puis pour ce nom de groupe qui suscite la curiosité de tout le monde. Donc, on a fait comme tout le monde. Lorsqu’on les a rencontrés à la fin de leur concert, on leur a demandé : Qui a eu la magnifique idée de s’appeler ainsi? En fait, les gars n’ont pas été chercher bien loin. Il s’agit tout bonnement du nom de la rue où ils répétaient… Avenue Lehmann à Angoulême! Et comme c’était un groupe de potes, ‘Brothers’ est venu s’associer naturellement à ‘Lehmanns’ sans réellement connaître l’existence de leur homonyme et son histoire désastreuse à l’origine de la crise américaine en 2008.
Au tout début, la formation se constitue autour d’Alvin à la guitare, de Dorris à la batterie et de Pierre à la basse qui se retrouvent une fois de temps en temps à la salle de musique du lycée pour des petites sessions jam. Rapidement, Noé (deuxième guitare) et Julien (au chant) rejoignent le trio rythmique et le groupe commence à prendre forme. Ils font de la funk! Et au chant, Julien a adopté un style soul/hip-hop qui colle parfaitement à la musique.
Le groupe puise ses inspirations chez les Maceo Parker, Jamiroquai, The Roots ou encore A Tribe Call Quest. Mais pour que ça groove, il manquait les cuivres et pour s’étoffer, une section se constitue autour de Pierre-Antoine (trombone), Théo (Sax) et Lucien (trompette). Les ‘bœufs’ laissent place à des vraies sessions de répétition chez Dorris, Avenue Lehmann et leur musique prend une autre dimension. Repérés par La Nef d’Angoulême, ils sont propulsés dans la cour des grands et se retrouvent en première partie du tromboniste Fred Wesley et de l’illustre Maceo Parker alors qu’ils sont à peine majeur.
Les Lehmanns Brothers lors de leur concert au Free Music Festival à montendre (17)
Les Angoumoisins ont soif de concerts. La scène est devenue leur terrain de jeu et du haut de leur vingt ans, ils ont déjà un spectacle bien rodé. D’ailleurs les programmateurs de festivals (Free Music, Au Fil du Son, La Motte) l’ont vite saisi. Leur premier E.P (Not that Crazy) sorti en mai 2015 en est surement pour quelque chose. Rythme ultra funky, prestation vocale maîtrisée et paraphée par des cuivres électriques, le son des Lehmanns Brothers est également crédité par une modernité sensible aux accents actuels (Rap, Hip-hop, Nu-soul). Difficile de ne pas être conquis par cet E.P plein de promesses que ces huit copains de lycée défendent sur scène. « On ne pense pas trop au studio. On a besoin de se tester devant un public et prendre du plaisir sur scène. L’enregistrement de l’album attendra. Pour l’instant on veut que ça groove, faire danser les gens, voir des sourires et rendre le public heureux » lâche
Théo. Même si dans un coin de leur tête, ils savent tous que pour gravir les échelons l’étape studio sera inévitable. Mais c’est
d’un naturel déconcertant qu’ils répondent : « On a besoin de jouer, de beaucoup jouer. L’E.P est l’aboutissement de trois ans de travail. Maintenant on va laisser évoluer notre musique. On a besoin
de jouer des choses nouvelles et accentuer le caractère propre des Lehmanns Brothers. »
La preuve qu’ils ne sont pas si fous que ça! Nous on leur dit : « Keep it funky messieurs! » et au plaisir de vous voir très prochainement sur Bordeaux.
Not That Crazy, le premier E.P des Lehmanns Bothers est disponible sur bandcamp
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